Un projet créatif

Quand on démarre un atelier, on prévoit généralement de présenter un spectacle à la fin de l’année[1]. De nombreuses troupes amateurs choisiront un texte le plus consensuel possible, l’animateur se concentrant alors sur la mise en scène et la direction d’acteurs.

Pour ma part, je préfère associer l’ensemble des participants à un processus créatif, proposer avec eux un spectacle qui, sans eux, n’existerait pas. Pour cette raison, il m’est souvent arrivé d’écrire des textes à partir d’improvisations dans l’atelier, et, d’une manière générale, j’évite les grands classiques, préférant faire naître à la scène des spectacles qui, sans ce groupe, n’existeraient pas !

Déroulement des ateliers

De ce côté-là, je ne pense pas me distinguer de la pratique courante : une séance d’atelier se fait en deux parties.

I. Mise en jambes

Voix, diction, expression corporelle. Faire du théâtre demande de réapprendre à se tenir, à bouger et à parler…

Côté corps, il faut donc déconstruire tout ce qui est de l’ordre du réflexe, tout ce qu’on fait « sans y réfléchir » car, dès lors que l’on apparaît face à un public tout ce qu’on fait est un « signe » adressé au spectateur. On a donc intérêt à éviter de « brouiller le signal » par une gestuelle non contrôlée.

Côté voix, il est capital d’être entendu et compris, même par le spectateur sourd du fond de la salle. Il faudra donc faire « porter » la voix et être précis dans les sons.

II. En scène

La seconde partie a une tendance naturelle à grignoter la première à mesure qu’on approche de la représentation. Il s’agit ici, en début de session, de s’approprier l’espace scénique, notamment par un travail d’improvisation. Là aussi, je n’hésite pas à proposer des contraintes d’improvisation d’apparence déstabilisantes pour stimuler l’imaginaire.

Par la suite, on commence à travailler sur le spectacle, et de formateur je mue en directeur d’acteurs, prétendant obtenir des gens sur scène qu’ils jouent vraiment la comédie[2].

Et tout ceci peut vous apporter

Gloire, richesse, amour, retour d’affection et réussite aux examens Hum, reprenons…

En premier lieu, bien sûr, une petite idée de ce que peut être le travail théâtral, tant il est vrai que certaines choses se comprennent mieux en faisant. Quelques notions, aussi, d’histoire et de théorie du théâtre – j’aime à faire profiter le plus grand nombre de ce que je connais[3];

Avec un peu de chance, il n’est pas exclu que le participant finisse par en apprendre… sur lui-même. Comment est-on perçu ? Comment transmet-on des émotions ?… Le théâtre,à mon sens, repose de façon non négligeable, sur nos capacités d’empathie, aussi bien vis-à-vis du personnage que du public, capacités qu’il n’est jamais superflu d’explorer. Par ailleurs, la qualité d’un spectacle se construit aussi dans la qualité d’échange entre les comédiens : il faut savoir s’écouter les uns les autres pour donner individuellement le meilleur de soi.

Et logiquement, si tout se passe comme prévu, vous aurez appris à faire valoir votre discours en étant vu et entendu, ce qui peut toujours s’avérer utile.

Où s’inscrire à l’atelier de Noé ?

Depuis la rentrée 2010, j’ai le plaisir d’assurer deux cours (enfants et jeunes ados) à l’École Paris Marais. Je reste cependant ouvert à tout projet motivant ! N’hésitez donc pas à m’envoyer un petit mot si vous avez des idées, envies, propositions…

Notes

[1] dans un contexte classique : il m’est arrivé d’intervenir dans des projets à vocation sociale, où les enjeux peuvent être différents

[2] vous pouvez le dire, je suis sans pitié

[3] ai-je déjà mentionné que je suis volontiers causant, voire un brin bavard ?