mardi 7 juin 2016

Quarante-deux

Ça y est c’est plié on y est.

L’âge de LA réponse. Je ne peux pas m’empêcher de penser au temps où j’étais assez convaincu qu’un moment venait où on pouvait se dire « adulte », ce qui voulait dire qu’on faisait des choix raisonnés et libres.

À l’âge de la réponse, j’en sais assez pour voir à quel point les questions ne cessent de se renouveler et que l’élégante simplicité de la réponse ne marche pas avec tout. Le nombre d’opérations mathématique dont le résultat n’est pas 42 défie à lui seul l’imagination. Je sais aussi que si j’aimerais, pour un certain nombre de choses, me sentir un peu plus adulte, un peu plus capable de me prendre efficacement en main, que j’ai fait des choix et un certain nombre de choses dont je n’ai pas à rougir. Que le type qui me regarde dans le miroir n’a pas complètement volé ce qui le rend heureux.

Je voudrais faire plus et mieux, dans pas mal de domaines[1], mais il y a aussi ce que je fais bien. Et ça compte aussi !

Note

[1] Écrire, par exemple, ce serait pas mal